En quoi la Crète se distingue-t-elle des autres îles grecques ?
Sa taille et sa profondeur. Avec ses 260 kilomètres de long, la Crète est moins une île qu’un petit pays, où la neige recouvre encore les Montagnes Blanches en mai tandis que les gens se baignent en contrebas. Cette envergure offre une diversité que les petites îles ne peuvent égaler : les gorges de Samaria, les plages de l'ouest et du sud, trois villes portuaires vénitiennes, ainsi qu'un arrière-pays composé de villages et de plateaux que la plupart des visiteurs n'atteignent jamais. La richesse culturelle est minoenne. Alors que le reste de la mer Égée vous montre la Grèce classique, la Crète a abrité la première civilisation avancée d'Europe, encore plus ancienne de mille ans. Le palais de Cnossos, souvent qualifié de plus ancienne ville d'Europe, est le pilier de cette histoire, et le musée archéologique d'Héraklion conserve les pièces originales de presque tout ce qui y a été découvert. Il existe également une dimension vivante qui surprend les visiteurs novices : la musique crétoise, les fêtes glendi et une culture gastronomique distincte de celle de la Grèce continentale, fondée sur son huile, son fromage et ses herbes de montagne.
Combien coûtent réellement des vacances en Crète ?
La plupart des articles répondent à cette question sans donner le moindre chiffre ; en voici donc quelques-uns, à titre indicatif et sous réserve des fluctuations habituelles des prix. L’entrée à Cnossos coûte 20 euros au tarif plein, la moitié en tarif réduit, et est gratuite pour les visiteurs de l’UE âgés de moins de 25 ans ; un billet combiné est disponible pour le musée d’Héraklion. Un dîner dans une taverne traditionnelle avec du vin maison coûte généralement entre 15 et 25 euros par personne, un gyros coûte environ cinq euros, et un café le matin sur la place d’un village reste l’un des petits plaisirs les moins chers d’Europe. La location de voiture est la principale variable : en mai, juin ou septembre, une petite voiture coûte souvent entre 30 et 40 euros par jour, tandis qu’en août, ce prix peut facilement doubler, et il est plus important de réserver tôt que de marchander. Le constat général reste valable : comparée à la côte amalfitaine, à la Côte d’Azur ou aux Baléares en haute saison, la Crète offre un littoral similaire et une meilleure cuisine pour nettement moins cher, surtout en dehors des mois de juillet et août. Les économies s’accumulent pendant les mois intermédiaires, lorsque les prix de l’hébergement baissent fortement et que la météo ne change pratiquement pas.
Que ne faut-il pas manquer ?
Cnossos, avec deux conseils pour profiter pleinement de la visite : partez tôt, car l'ombre se fait rare, et combinez-la avec le musée d'Héraklion, où se trouvent les célèbres fresques. La vieille ville et le port de La Canée, de préférence le matin ou le soir plutôt qu'à l'heure de pointe de midi. L'une des grandes gorges : Samaria pour les plus sportifs, la plus courte, Imbros, pour tous les autres. Et l’une des plages de l’ouest : la lagune peu profonde d’Elafonisi, ou Falassarna pour le coucher de soleil. Balos figure sur la liste avec une mention spéciale, car l’accès se fait par bateau ou par une route accidentée et les dernières saisons ont vu l’instauration de quotas de visiteurs ; considérez-la comme une excursion planifiée en juin ou en septembre, et non comme un caprice du mois d’août. Les expériences moins courantes ont tendance à rester plus longtemps en mémoire que les plus célèbres : une fête de village avec de la lyra en direct, une dégustation d’huile d’olive dans un petit moulin, un déjeuner à Archanes ou Kritsa, ou simplement une balade en voiture le long de la côte sud, là où la foule se disperse jusqu’à disparaître.