Si vous avez vu le film « My Big Fat Greek Wedding », vous savez sans doute, grâce à la phrase culte du père de Toula, que « tout vient de Grèce ». C'est également vrai pour le marathon, qui tire son nom d'une ville du sud de la Grèce portant le même nom : Marathon.
Le marathon moderne a été créé pour commémorer la course historique de Pheidippides, un soldat athénien qui courut du champ de bataille de la ville de Marathon jusqu’à la capitale athénienne (environ 42 kilomètres) pour avertir les Athéniens que les Perses allaient attaquer Athènes par la mer. Le coureur serait tombé raide mort à l’arrivée. Il s’agit probablement d’un mythe, étant donné que le premier récit concernant Pheidippides est apparu plusieurs siècles après sa mort (et que, dans certaines versions, il porte un autre nom).
Dessin représentant Pheidippides transmettant le message
Le marathon moderne
Dans la version complète de l’histoire, Pheidippides a couru bien plus que 42 kilomètres (la longueur du marathon moderne). Il s’agissait simplement de la dernière étape du périple du coureur légendaire. Certaines versions de l’histoire affirment que Pheidippides a couru plus de 500 kilomètres en plusieurs jours. Alors, comment la course actuelle est-elle devenue si courte ? Quelle est la véritable histoire du marathon moderne ?
Dans un poème de Robert Browning datant de 1879 et intitulé « Pheidippides », l’auteur fait référence à la dernière étape de son périple, de Marathon à la capitale grecque. L’un des membres de la première édition des Jeux Olympiques lut ce poème et proposa que cette distance soit retenue pour le premier marathon des Jeux Olympiques de 1896.
Les coureurs du marathon d'Athènes
Pheidippides : le coureur
La plupart des historiens s’accordent à dire que Pheidippides est né en 530 av. J.-C. et qu’il était un messager, dont le travail consistait à transmettre des messages à d’autres villes. Selon la légende, la première mission de Pheidippides fut de courir jusqu’à la cité-État de Sparte pour demander son aide dans la bataille des Athéniens contre les Perses.
Le parcours de Pheidippides vers Sparte
L'armée perse, forte de 250 000 hommes et de 600 navires, envahit la Grèce et se dirigeait vers Athènes. Son plan consistait à débarquer à Marathon, à y vaincre l'armée athénienne (environ 10 000 hommes), puis à mettre le cap sur la capitale pour la conquérir. Pour obtenir l’aide des Spartiates, Pheidippides devait courir à travers les montagnes du Péloponnèse, traverser l’Arcadie, l’Isthme, l’Examilia et la ville de l’ancienne Corinthe, avant d’arriver à Némée.
Corinthe
Arrivée à Sparte
Il aurait atteint Sparte au bout de 36 heures, ce qui, même aujourd’hui, constituerait un exploit impressionnant. Vous vous demandez peut-être pourquoi il n’a pas utilisé de cheval : c’est parce que la route reliant Athènes à Sparte était trop accidentée pour les chevaux. Mais à son arrivée, les Spartiates célébraient une fête religieuse et refusaient de lui venir en aide tant que celle-ci n’était pas terminée. Lorsque les Athéniens l'apprirent, ils décidèrent de lancer une attaque rapide pour combattre les Perses. Elle fut étonnamment couronnée de succès. Mais les Perses disposaient toujours de leurs navires, et ils seraient sur les côtes d'une Athènes sans défense en moins de 10 heures.
Statue de Léonidas, Sparte
Athènes bat les Perses
C'est à ce moment-là qu'eut lieu la course légendaire de Pheidippides, de Marathon à Athènes, à la fois pour annoncer la victoire à Marathon et pour avertir que la flotte perse approchait. Dans le même temps, les soldats athéniens, encore blessés, marchèrent vers Athènes pour défendre la ville. Grâce à un effort surhumain, bien que les Athéniens fussent en infériorité numérique, ils eurent une nuit pour se reposer et préparer de la nourriture, et empêchèrent les Perses de s'emparer de la ville.
Aujourd’hui, le marathon est l’une des épreuves les plus appréciées des Jeux Olympiques modernes. Il s’agit généralement de la dernière épreuve des Jeux, et l’arrivée se fait à l’intérieur du stade olympique.