Au début de cette année, le ministère grec de l’Environnement a finalisé un décret présidentiel (DP 194/2025) qui établit de nouvelles règles d’urbanisme pour les localités comptant moins de 2 000 habitants. Ce décret a été signé par le président de la République et le vice-ministre de l’Environnement et de l’Énergie le 15 avril 2025 et vise à réglementer la construction dans de nombreux villages à travers le pays.
Catégories d'aménagement
Les localités seront classées en trois zones d'aménagement distinctes — consolidées, dispersées et peu densément construites —, chacune étant soumise à des critères de construction spécifiques, en fonction de l'année de fondation et de la distance par rapport au centre historique de la localité. Le décret classe également les localités en différents types, notamment suburbaines, côtières, montagneuses et traditionnelles, chacun étant soumis à des réglementations adaptées.
Réglementation en matière de construction
Conformément aux dispositions, la superficie minimale de terrain requise pour la constructibilité peut varier selon la zone et se situe entre 300 et 2 000 mètres carrés, en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’année d’existence. Le décret prévoit également certaines exceptions permettant de considérer comme constructibles des parcelles d’une superficie aussi réduite que 150 mètres carrés. Les exigences relatives à la façade minimale donnant sur des routes légalement reconnues ou des espaces communs peuvent également varier.
Zones côtières
Conformément au décret, des dispositions spéciales applicables aux agglomérations côtières exigeront que les bâtiments soient situés à au moins 15 mètres de la ligne de côte établie, afin d’assurer la protection des zones côtières. Des dispositions spécifiques peuvent s’avérer nécessaires pour garantir l’accès au front de mer pour les maisons existantes situées à moins de 15 mètres du rivage.
Restrictions en matière d'extension
Le décret ajoute des restrictions à l'extension des limites des agglomérations, n'autorisant des ajustements qu'en cas de croissance démographique avérée, plutôt qu'en réponse à une demande de développement touristique. Cette mesure vise à garantir des pratiques de développement durable en Grèce.