Hier et aujourd’hui
L'extraction du marbre n'est plus ce qu'elle était dans l'Antiquité. À l'époque, on utilisait principalement des outils à main, et le travail ne comportait que très peu d'erreurs. Les artisans et les sculpteurs considéraient leur travail comme un don aux dieux, et les maîtres savaient choisir le meilleur marbre. Ils se procuraient généralement le marbre dans des carrières de montagne, puis le transportaient jusqu'au chantier à l'aide de cordes, de grues, de charrettes et de rouleaux.
Le marbre à Tinos
L’île de Tinos, dans les Cyclades, a toujours été réputée pour ses travaux de marbre. Dans les années 1950, des artisans de Tinos furent engagés pour reconstruire la Stoa d’Attale. Plus tard, dans les années 1970, ils furent appelés à travailler sur l’Érechthéion à Athènes. Aujourd’hui, des artisans traditionnels de Tinos effectuent des travaux de restauration sur le Parthénon. Une légende locale raconte que les habitants de Tinos auraient été formés par Phidias lui-même, célèbre sculpteur du Ve siècle avant J.-C. Nous ne savons pas si cela est vrai, mais les sculpteurs de Tinos ont sans aucun doute participé à la construction de l’Académie d’Athènes, de la Salle de concert d’Athènes et de la Bibliothèque nationale.
La ville de Pyrgos
Une ville de Tinos se distingue particulièrement par son marbre : Pyrgos. C’est le plus grand village de l’île et il compte 1 000 habitants. Certains l’appellent « un musée du marbre à ciel ouvert ». On trouve du marbre partout dans la ville, tant dans les bâtiments publics que dans les maisons, sur les linteaux de porte et les fontaines. De nombreux artisans locaux vendent des œuvres d'art en marbre dans leurs galeries.
Le marbre aujourd’hui en Grèce
La Grèce compte encore de nombreuses régions riches en marbre de haute qualité. Ce matériau occupe une place importante dans l’économie. Julie Haidas, PDG du fournisseur de marbre Iktinos, déclare : « Le marbre figure parmi les 10 principaux produits d’exportation grecs, et cela s’explique par le fait que nous nous concentrons sur son exportation. » Elle précise que pour chaque euro généré par l’industrie du marbre, celle-ci contribue à hauteur d’environ 2,20 euros à l’économie, soit plus du double. « Nous aimons dire que le marbre est l’un des meilleurs produits que nous exportons dans le monde. » En effet, la Grèce exporte plus de 75 % du marbre qu’elle extrait. Vous trouverez ci-dessous un exemple réalisé par K-studio dans une maison du Péloponnèse, où les sols, les salles de bains et les plans de travail ont été construits en marbre grec.