Quand a lieu la Pâques orthodoxe grecque ?
C'est également Pâques cette saison. Pâques orthodoxe est la plus grande fête en Grèce, marquée par un exode massif des villes vers la campagne. Poussés par leur foi religieuse et le besoin d'accueillir le printemps, les Grecs se rendent dans les villages à l'approche du dimanche de Pâques, qui est célébré cette année début mai. Pour les Grecs, Pâques est avant tout l'occasion de passer du temps en famille et entre amis ; elle est traditionnellement célébrée en plein air, au son de la musique grecque, avec du vin et de la nourriture en abondance (l'agneau est le plat le plus courant de la journée)
La nature en Grèce
Dans la région de Veria, au nord de la Grèce, l’arrivée du printemps est marquée par des champs de vergers remplis de centaines de pêchers aux fleurs roses. Chaque année, une randonnée à vélo est organisée dans la région, attirant des centaines de cyclistes, tandis qu’un concours de photographie est également organisé, réunissant près de 500 participants. À proximité, à Kozani, les crocus jaillissent du sol, formant un impressionnant tapis violet. Le safran, une épice et un colorant alimentaire, est produit par cette fleur, également surnommée « l’or de la terre grecque ». Ces fleurs constituent un produit agricole de Kozani et plus précisément de Krokos, un village voisin qui tire son nom de la fleur elle-même. La récolte mobilise 40 petits villages de la région, qui produisent l’une des variétés de safran les plus prisées, réputée pour son parfum, sa couleur et ses propriétés médicinales.
Même dans les zones densément peuplées d’Athènes, le printemps se fait sentir. Les rues de la capitale sont bordées de « neratzia », ou orangers amers. Cet arbre a été choisi par les urbanistes pour sa robustesse et son tronc relativement fin, ce qui constitue un avantage pour les trottoirs étroits d’Athènes. Lorsqu’il est en fleur, le parfum de ses fleurs se répand presque partout. Une autre caractéristique de la ville est le « koutsoupia », connu en français sous le nom d’« arbre de Judas », avec ses fleurs violettes en grappes. On trouve bon nombre de ces arbres dans les rues du centre-ville, telles que les avenues Amalias, Ippokratous, Akadimias et Aiolou. Plus au sud, dans le Péloponnèse, aux alentours des villes de Corinthe, Sparte et Kalamata, et encore plus loin en Crète, le coquelicot parsème les paysages. Atteignant jusqu’à un mètre de haut, le pavot est un symbole courant qui a été utilisé pour représenter tout, de la paix à la mort, voire le sommeil. En Grèce, ces fleurs sont à leur apogée de la fin du printemps jusqu’au début de l’été.
Un autre site spectaculaire se trouve sur l’île de Chios, située dans le nord de la mer Égée. Au sud de l’île, d’innombrables tulipes sauvages cramoisies fleurissent dans les plaines et les prairies en mars, offrant un spectacle unique méconnu de beaucoup. À Chios, les tulipes sont appelées « lalades », ce qui témoigne en quelque sorte de leur origine, puisqu’elles proviennent du mot persan « lale », qui signifie tulipe. Ce nom a été adopté par les habitants pendant la domination ottomane de l’île.